jeudi 31 octobre 2019

30 octobre





Il fait toujours beau et la mer est belle… 

Après avoir exploré le platier, les plongeurs ont décidé d’explorer une cassure sur la bordure est du mont sous-marin ; ils ont vu un plateau arrondi de 100 à 120m et là une cassure franche qui les a obligés à aller jusqu’à 140m. Là ils ont découvert tout un réseau de grottes formées dans du calcaire. Cela a fait rêver à des rencontres fabuleuses peut être un cœlacanthe mais pas le temps pour cela à peine quelques minutes passées à cette profondeur et il faut remonter.
Photo Laurent Ballesta


La température de l’eau est de 25°C à 140m, 26°C à 100.

Une chose toujours étonnante est la présence des Halimeda et de « salades de mer » toute verte et gélatineuse, ce sont des algues vertes à 102m de profondeur ce qui prouve que la lumière est suffisamment intense. 

On trouve aussi des coraux durs en forme d’assiette irrégulière qui sont caractéristiques de ces profondeurs dites mésophotiques (où la lumière est faible) ;

Sur le fond de rhodolithes, on observe également des éponges en forme de doigt colonisées par plein de petits organismes (algues, hydraires, ascidies).
 Photo Laurent Ballesta


Au pied des éponges, des coraux en forme d’assiette.


Détail d’un corail dur encroutant des profondeurs 110 m 

Autour des plongeurs tournent des carangues ignobles mais également dans le lointain, un requin pointe blanche.
De nombreuses lignes de pêches abandonnées sont visibles sur le fond.

Une belle rencontre, cette torpille (attention à la décharge électrique !) – on aperçoit un morceau d’algue verte en bas centre droit de l’image.
 Photo Laurent Ballesta




Retour sur la plongée du jour et la biodiversité





La plongée profonde et les gaz respiratoires

Les plongées s’effectuent entre 60 et 100m. Pour pouvoir descendre à ces profondeurs, il faut abaisser le pourcentage d’azote dans le mélange de la bouteille pour avoir une pression partielle inférieure à 5,6 atm et pour l’O2 inférieure à 1,6 atm. On ajoute un troisième gaz pour abaisser le pourcentage des deux gaz. Par exemple pour plonger à 60m, on fabrique un mélange avec 50% d’hélium. Ce qui nous fait une pression partielle d’azote de 2,7 ainsi que pour l’He.

Les choses se compliquent car la plongée se fait au recycleur à savoir que le CO2 rejeté est capté par des filtres de chaux sodés : le recycleur maintient une pression partielle d’O2 à 1,3 atm à partir d’une bouteille d’O2 et le complément est fait par du diluant (10% d’O2 et 50% He et 40% azote) : ne vous inquiétez pas il y a des sondes qui mesurent la pression partielle d’O2 et l’ajustement se fait automatiquement. Si bien qu’au dernier palier à 3m, on est à l’O2 pur.

Les plongées sont de 4h et on adapte le temps à la profondeur : 1h à 60m 3h de palier, 15 min à 100m et 3h45 de palier…

Les réservoirs de chaux qui absorbent  le CO2 – la cage métallique contient le sac renfermant le mélange de gaz qui est respiré ; le tube plastique annelé permet de respirer il est relié au sac respiratoire. 

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